Simulateur de salaire · Mayotte
Du brut au net, puis du net au coût employeur, avec les taux propres au régime social de Mayotte. Calcul entièrement côté navigateur, aucune donnée envoyée.
Le point de départ
Mayotte a son propre régime social. Les taux de cotisation n'y sont pas ceux de la métropole, les allègements de charges obéissent à des textes spécifiques, et les simulateurs nationaux — y compris les officiels — donnent des résultats faux dès qu'on les applique au département.
Conséquence pratique : un employeur mahorais qui veut savoir ce que lui coûtera une embauche, ou un salarié qui veut vérifier son net, n'a pas d'outil fiable. Il appelle un comptable, ou il additionne à la main des taux trouvés sur trois pages différentes.
C'est un besoin étroit, local, sans marché à la clé — mais quotidien pour ceux qui l'ont.
Ce qui a été construit
Un simulateur web qui fait le trajet dans les deux sens : du salaire brut au net, puis du net au coût total employeur.
- Saisie au taux horaire ou au brut mensuel, les deux champs restant synchronisés.
- Heures supplémentaires majorées, avec leur exonération sociale activable.
- Allègements patronaux propres au département, au choix selon le dispositif applicable.
- Tous les taux affichés et éditables dans l'interface.
- Détail complet : brut, cotisations salariales, net, charges patronales, coût total.
Le déroulé
Un projet de côté, né d'une envie simple : avoir de quoi parler chiffres avec des entrepreneurs mahorais sans sortir une calculatrice. Les choix qui suivent découlent de cette taille-là.
Rester un site statique
Le calcul est exécuté dans le navigateur. Pas de serveur applicatif, pas de base de données : le site est un ensemble de fichiers.
C'est ce que demandait le projet, ni plus ni moins. L'hébergement se résume à servir un dossier, il n'y a rien à administrer, et les montants saisis restent sur le poste de celui qui les tape.
Afficher les taux, et les rendre modifiables
Tous les taux sont visibles à l'écran, et modifiables. Deux raisons.
La première est la réglementation. Les taux mahorais bougent, et ils bougent parfois avant que je m'en aperçoive. Un outil figé devient silencieusement faux, et un résultat faux présenté avec assurance est pire qu'une absence de résultat. En rendant les taux visibles, un utilisateur qui connaît son métier repère l'écart immédiatement — et il peut corriger sans attendre que je publie.
La seconde est pédagogique. Le simulateur devient un outil de simulation au sens plein : on peut voir ce que change un demi-point de cotisation, comparer deux dispositifs d'allègement, comprendre d'où sort un chiffre plutôt que de le subir.
Le risque assumé est qu'un utilisateur modifie un taux par erreur et se fie au résultat. J'ai jugé ce risque inférieur à celui d'un outil qui se périme sans le dire.
Chercher les taux avant de les coder
Le calcul tient en quelques centaines de lignes ; l'essentiel du travail a été de le nourrir. Retrouver et croiser les sources : régime social mahorais, décret RGDU, dispositif LODEOM, règles d'exonération des heures supplémentaires, majoration caisse de congés payés.
Chaque valeur est reliée à son texte. Ce n'est pas de la rigueur pour la forme : quand un utilisateur conteste un chiffre — et cela arrive — la seule réponse acceptable est la référence, pas l'affirmation.
Aller à l'essentiel
L'outil fait une chose et ne stocke rien. L'outillage a suivi : le strict nécessaire pour calculer et afficher, rien de plus à maintenir derrière.
Ce que ça a changé
L'outil est en ligne et sert. Il répond en temps réel, ne collecte rien, et son hébergement ne coûte pratiquement rien puisqu'il n'y a rien à faire tourner.
Ce qui reste à surveiller : les taux, qui changent d'une année sur l'autre. Les afficher à l'écran rend l'écart visible plutôt que silencieux, mais ne l'empêche pas.