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beeraw
Coulisses ·

L'aide au bon endroit

Une visite guidée à la place du guide utilisateur, un planning qui enregistre tout seul, des messages de refus qui disent enfin quelque chose. Les petites choses de l'interface, pour finir la série.

Les deux premiers billets parlaient de choses que personne ne voit à l'écran : les tests, puis l'assistant IA qui passe par les mêmes formulaires que tout le monde. Les utilisateurs, eux, ont surtout remarqué autre chose le lendemain matin de la livraison : un bouton d'aide, un écran de planning, des messages d'erreur qui veulent dire quelque chose. Et si tout va bien, le surlendemain, plus personne n'y faisait attention (c'est un peu vexant pour le développeur, mais c'est plutôt bon signe).

Une visite guidée à la place du guide

Dans la barre du haut, il y a maintenant un bouton Aide. Il lance une visite pas à pas de l'écran affiché, ou de la fenêtre ouverte s'il y en a une. Chaque étape met un élément en évidence et explique à quoi il sert, par exemple : « Crée un achat. Le fournisseur est obligatoire ; le chantier, la catégorie et les justificatifs peuvent être renseignés ensuite. »

J'ai proposé que cette visite remplace carrément le guide utilisateur. Un guide, c'est un document à part : il faut savoir qu'il existe, le retrouver, chercher le bon chapitre, et il vieillit à chaque livraison sans que personne s'en aperçoive (qui relit un guide pour vérifier qu'il est encore à jour ?). La visite, elle, se lance depuis l'écran où on se pose la question, au moment où on se la pose, et elle décrit ce qu'on a sous les yeux.

Celui qui utilise l'outil tous les jours n'en a pas besoin, il le connaît par cœur. Elle sert surtout au nouveau collaborateur, les jours où il n'ose pas encore demander, et à celui qui ouvre un écran deux fois par an.

Un planning sans bouton « Enregistrer »

Nouvel écran : le planning de la journée. L'équipe à gauche, les chantiers du jour à droite, et on glisse une personne sur un chantier. Pendant le glisser, on choisit journée complète, matin ou après-midi, et une petite jauge à côté de chaque nom montre ce qui est déjà pris.

Chaque affectation est enregistrée au moment où on la dépose. Du coup, pas de bouton « Enregistrer », et pas de planning à moitié fait qui part à la poubelle parce qu'on a fermé l'onglet pour répondre au téléphone (ça n'arrive jamais, bien sûr).

Les règles, c'est l'outil qui les connaît, pour que celui qui fait le planning n'ait pas à les garder en tête : un congé déjà posé n'est jamais écrasé, et une même demi-journée ne peut pas être affectée à deux chantiers. Il n'y a pas d'avertissement à cliquer pour passer outre, l'application ne le permet pas, tout simplement.

Ce planning, on ne me l'avait pas demandé. Je l'ai donc mis à disposition sans le mettre en avant : on y accède depuis le tableau de présence d'un jour donné, pas depuis la page d'accueil. S'il doit prendre une place plus visible, c'est au client d'en décider.

Des refus qui s'expliquent

Une bonne partie des corrections portent sur ce que l'application dit quand elle refuse quelque chose. Ce sont les plus rentables : une page d'erreur générique finit en coup de téléphone, alors qu'avec un message clair on règle le problème tout seul. Quelques exemples :

  • un champ obligatoire laissé vide menait à une page d'erreur ; il y a maintenant un message sous le champ concerné ;
  • un compte désactivé avait droit à un message d'erreur vague à la connexion ; la page dit maintenant que le compte est désactivé ;
  • supprimer un chantier où du personnel a pointé provoquait une erreur ; l'écran explique maintenant pourquoi, et comment débloquer la situation ;
  • télécharger un dossier vide provoquait une erreur ; un message l'indique maintenant ;
  • une catégorie de congé désactivée restait proposée ; elle disparaît maintenant des formulaires, mais reste visible là où elle a servi.

La dernière est un petit cas d'école. Quand on désactive une catégorie, on veut qu'elle ne soit plus choisie à l'avenir, mais tout ce qui a été saisi avec elle doit continuer à s'afficher correctement. Le même interrupteur doit donc faire les deux : la retirer des formulaires, et la laisser tranquille partout ailleurs.

Moins de saisie

Pour créer un fournisseur, on tape son SIRET, on clique sur la loupe, et l'annuaire officiel des entreprises pré-remplit la raison sociale, l'adresse, le code postal, la ville, le SIREN et le code APE. Les champs déjà renseignés ne sont pas écrasés : si quelqu'un a pris la peine de corriger une adresse, l'annuaire la laisse telle quelle.

Même idée sur l'écran des pointages. Chaque case du tableau avait sa propre liste déroulante, avec tous les chantiers dedans. Elle est remplacée par un sélecteur unique, avec recherche : c'est plus rapide pour la personne qui saisit, et plus léger pour la page, qui ne charge plus la même liste case après case.

Et le reste

  • Une nouvelle interface, avec un mode sombre et des filtres qui ont leur propre panneau sur téléphone.
  • Les statuts affichés en étiquettes de couleur plutôt qu'en texte.
  • Le nombre de résultats à côté du titre de la liste des achats.
  • Un bouton pour copier une adresse, qui produit un texte propre, sans espaces parasites, avec ses retours à la ligne.
  • Un nouvel éditeur de texte riche, sous licence MIT, parce que celui qu'il remplace avait une double licence mal adaptée à l'usage. Le contenu saisi y est filtré, contenus existants compris.

Aucune de ces lignes ne mérite un billet à elle seule, alors les voilà en vrac. Et c'est la fin de la série.